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A découvrir pendant vos vacances à l'île de la Réunion - le Maloya

Pendant vos vacances dans un studioun hôtel ou un duplex à l’île de la Réunion, vous entendrez surement jouer une des deux musiques nationales de l’île : le maloya. Les origines de cette musique remontent au temps de l’esclavage.

Maloya music Reunion Island

Il était joué principalement lors de rituels religieux puis devint par la suite un moyen pour les esclaves et les travailleurs d’exprimer leur mal-être et leur douleur. Cependant, le maloya n’a pas seulement des origines Africaines mais incorpore aussi des éléments des musiques traditionnelles tamoules. Comparé au sega, qui est aussi joué aux Seychelles et à l’île Maurice, le maloya est joué principalement à l’île de la Réunion. Tout comme le blues américain qui provient aussi des esclaves, la structure du maloya est basé sur les appels et les réponses.

 

Maloya Ile de la Reunion

Les instruments du Maloya :

 

Le maloya est essentiellement basé sur l’utilisation des instruments de percussion traditionnels.

Le Roulèr est un gros tambour sur lequel le musicien se tient assis et en fait varier la sonorité selon la position de ses pieds.

 Le Kayamb, aussi appelé Maravanne  à l’île Maurice peut être décrit comme étant un grand hochet rectangulaire.  Le son qu’il produit est semblable au roulement des vagues de l’océan.

Le bob, ou bobre, est un arc à un fil que le musicien frappe avec une tige en métal.

De nos jours, le djembé, le triangle, la guitare et même l’ordinateur sont venus s’ajouter à la liste des instruments utilisés pour jouer du maloya.


Survie du Maloya dans la clandestinité :

Depuis ses origines et jusqu’aux années 80, le maloya était joué de manière clandestine. D’abord ce furent les maîtres des esclaves qui prohibèrent le maloya en raison des pratiques occultes associées à cette musique. A la fin des années 50, l’administration coloniale prohiba encore le maloya, pour faire taire le droit à l’expression du peuple réunionnais de peur de voir naître un mouvement d’indépendance de la France. La musique est alors jouée clandestinement, loin des habitations et des lieux publics même si le simple fait de posséder des instruments traditionnels tels que le Kayamb, le rouler ou le bobre était passible de lourdes peines.

La musique revint cependant à la mode dès 1976 avec la sortie d’un vinyle du groupe Firmin Viry et en 1981 la prohibition du maloya fut levée officiellement. De nos jours les chanteurs et les groupes de maloya les plus connus sont : Daniel Waro, Firmin Viry, Baster, Gramoun Lélé, Françoise Guimbert, Ziskakan, Lo Rwa Kaf…

 

Le maloya est désormais inscrit à la liste des patrimoines immatériels de l’humanité à l’UNESCO.

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